Développement Durable

Des solutions concrètes pour réduire son impact environnemental

Reduire les impacts environnementaux de son entreprise

De nombreuses actions peuvent être mises en place pour intégrer l’éco-responsabilité au fonctionnement de l’entreprise. En plus du triptyque « éviter, réduire, compenser », plutôt destiné au management de l’activité ou à un projet d’aménagement, la stratégie des « 3 R » cible des points d’amélioration précis :

  • Réduire la consommation des ressources ;
  • Remplacer les ressources non renouvelables ;
  • Recycler les déchets.

Appliqués aux différents postes et services de la structure, les 3 R donnent une grille d’analyse pour trouver les leviers de réduction de l’impact environnemental. Bien sûr, une société industrielle n’évolue pas dans le même contexte qu’une société de service ou de logistique. Cependant, de nombreuses actions peuvent se retrouver, notamment pour tout ce qui concerne les fonctions supports et administratives.

Réduire la consommation des ressources

À l’instar de l’énergie, la meilleure ressource est celle que l’on ne consomme pas. Plus précisément, le gaspillage des ressources est un enjeu pour l’entreprise, car celui-ci a un coût écologique mais également économique. Il faut comprendre les ressources au sens large : tous les apports extérieurs qui permettent à l’entreprise de fonctionner. Ceci comprend les matières premières, l’électricité, le gaz, l’eau…

 

Consommation électrique

  • Éteindre les lumières dans les pièces inoccupées, s’assurer qu’aucune ne fonctionne le soir et le week-end.
  • Éteindre voire débrancher (avec l’interrupteur sur des multiprises) les appareils – notamment informatiques – plutôt que les laisser en veille.
  • Vérifier l’installation d’air comprimé.
    Les fuites peuvent représenter jusqu’à 50 % de la consommation de l’installation, (seules 30 % des fuites sont audibles) ; fuite de 1,5 mm de diamètre = surconsommation de 6000 kWh (soit environ 370 € / an).
    Ajuster la pression : passage de 7 à 6,3 bars = -4 % de consommation ; 7 à 5,6 bars =-11 %.
    Récupération de la chaleur : 70 % d’économie d’énergie.
  • Entretenir le réseau de chauffage et d’eau chaude.
    Désembouer les conduites : 1 mm de dépôt = 10 % de surconsommation énergétique.
    Isoler une conduite en réduit les pertes de 90 %.
  • Entretenir la chaudière pour diminuer la suie : 1 mm de suie = -4 à -8 % de rendement.
  • Surveiller le fonctionnement des installations de froid.
    Nettoyer les condenseurs : augmentation de 10°C de la température de condensation = 30% de surconsommation des compresseurs.

Chauffage

  • Fermer les portes des ateliers, améliorer leur isolation si besoin.
  • Adapter la chaleur des pièces à l’activité.
  • Installer un thermostat pour ne pas trop chauffer la nuit, le week-end.
    Chaque augmentation de 1°C de la température des locaux fait augmenter la facture de 8 à 12 %.

Matières premières

  • Privilégier les achats de produits possédant des labels environnementaux (liste des labels par catégories sur le site de l’ADEME
  • Limiter la perte de matières premières dans les processus de fabrication : gestes, procédés…
  • Photocopier en recto-verso plutôt qu’en recto seul, privilégier le noir et blanc à la couleur.
  • Faire réparer plutôt que remplacer.

Transport

  • Regrouper les expéditions, les achats.
  • Inciter à l’utilisation du covoiturage et des transports alternatifs à la voiture.
  • Proposer des stages d’éco-conduite.
  • Mettre en place ou favoriser le télétravail quand c’est possible.

Remplacer les ressources non renouvelables

Les matières plastiques nous rendent de grands services mais nous pouvons en limiter la consommation excessive et non indispensable. Il existe souvent des alternatives écologiques, à base de matériaux naturels ou issus du recyclage. Électricité et gaz peuvent également provenir de sources renouvelables et non fossiles.

  • S’approvisionner en énergies renouvelables : biogaz issu de la méthanisation, électricité générée par l’éolien, le solaire…
  • Privilégier fournitures, goodies et objets promotionnels durables, sans plastique et réellement utiles au-delà de leur intérêt publicitaire.
  • Utiliser des contenants réutilisables et non des plastiques à usage unique.
  • Investir dans des équipements innovants en fonction de l’activité (par exemple, des systèmes de réfrigération fonctionnant à l’eau glycolée plutôt qu’avec des gaz frigorigènes).

 

Le tri dans les entreprises

Recycler les déchets

Selon une étude Ipsos de 2017 , de plus en plus de Français ont adopté les gestes de tri (88 % pour les emballages légers, 81 % pour le verre) et de manière plus systématique (48 % / 60 %). Ces habitudes de tri peuvent être aisément transcrites dans le cadre professionnel.

  • Affichage et présentation des consignes.
  • Mise à disposition de poubelles séparées (papier, verre, métal, ampoules, électronique, cartouches d’encre…).
  • Personne référente du tri par service (avec roulement par période pour impliquer le plus de collaborateurs).
  • Mise en place d’un composteur (avec le concours d’associations ou d’entreprises spécialisées).

Le décret du 10 mars 2016  (« décret 5 flux ») prévoit le tri et la valorisation du papier et du carton, du métal, du plastique, du verre et du bois. Depuis 2018, le tri des papiers de bureau est une obligation réglementaire pour toute entreprise de plus de 20 salariés. À partir de 2025, cette collecte séparée concernera également le textile. Le recyclage est donc de plus en plus incontournable.

À ces 3 R peut s’en ajouter un quatrième plus spécifique aux activités industrielles : « Réutiliser les matières premières ». Cette considération s’intéresse aux process et à la gestion du cycle de production, jusqu’à initier des synergies (par exemple, échange de matières, déchets ou sous-produits entre entreprises locales).

Dans le cadre d’une démarche environnementale, les actions les plus simples sont à mettre en place prioritairement. Elles ont une vertu pédagogique, sensibilisent les collaborateurs tout en n’exigeant pas des changements d’habitude ou des efforts trop importants. Par la suite, le déploiement d’initiatives plus ambitieuses, plus complexes, sera d’autant mieux accepté et partagé par les salariés. C’est de cette manière que l’éco-responsabilité participera au quotidien de l’activité, deviendra une seconde nature et fera pleinement partie des valeurs de l’organisation.

 

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Emilie Richard
Emilie Richard

Conseillère environnement et transition écologique

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